Entretien avec Frédérique Fleisch

Frédérique Fleisch travaille à la Haute Autorité de Santé et elle anime la commission archives électroniques (CAE) de l’Association des Archivistes Français (AAF).

Frederique Fleisch

Frédérique Fleisch

1. Vous avez présenté les différents travaux de la CAE de l’AAF dans une communication intitulée “les techniques marketing appliquées à l’archivage électronique”. Vous avez dit qu’il est important de donner une nouvelle image de l’archiviste, de faire oublier en quelque sorte l’image de l’archiviste dans un sous-sol poussiéreux. Mais quelle serait donc votre définition de l’archiviste? Qu’est-ce qu’un archiviste aujourd’hui?

On peut donner plusieurs définitions. Dans le contexte du développement des documents électroniques, l’archiviste est à la fois un médiateur, un fédérateur et un rassembleur. Un fédérateur parce qu’il est amené à fédérer les différents métiers autour d’un projet d’archivage électronique. Mais il doit aussi rassembler un nombre important de données,  les collecter, les sélectionner. Enfin, l’archiviste est un médiateur car il doit savoir présenter un projet d’archivage et les différents problématiques inhérentes à tout projet. D’autre part, il doit aller vers les gens qui ont très souvent peur de l’informatique et être très attentif à leurs besoins. Il a, en plus, un rôle de médiation entre les producteurs d’archives et les informaticiens, il permet d’établir un dialogue. Il est donc très important que l’archiviste soit amené à occuper des fonctions de chef de projet et qu’il fasse partie de l’assistance à maîtrise d’ouvrage.

2. Quel est le rôle de l’archiviste aujourd’hui dans la société?

Le rôle de l’archiviste a toujours été de préserver la mémoire et les droits des individus avant tout. Aujourd’hui, la multiplication des échanges et l’évolution des archives donne un rôle nouveau à l’archiviste: il est devenu un agitateur de mémoire, un prestataire avec des talents aux multiples facettes, gestionnaire de l’information et des connaissances, un promoteur actif garant des bonnes pratiques de sauvegarde, de conservation et de diffusion des informations de l’entreprise, tant papier qu’électronique. C’est donc à lui que revient la mission de fédérer  les données électroniques et papier autour d’un système d’information intègre et pérenne, fiabilisant ainsi leur cycle de vie.

3. Vous avez parlé de l’importance de la communication autour de notre métier et en ce sens, la CAE a entrepris plusieurs actions. Etes-vous satisfaite?

Je dirais que c’est un bon début mais qu’il faudrait développer encore des partenariats concrets avec d’autres associations et avec les éditeurs de logiciels et les prestataires de services, il serait souhaitable que l’AAF officialise des partenariats tout en restant indépendante. La CAE doit mieux se positionner sur le marché du numérique pour mieux montrer le rôle de l’archiviste dans la mise en place des projets d’archivage électronique.

Lourdes FUENTES-HASHIMOTO

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One Comment to “Entretien avec Frédérique Fleisch”

  1. Laurent DUCOL 3 May 2010 at 11:31 am #

    Bonjour et félicitations à toutes et tous pour avoir assurer la représentation des archivistes français, Notre représentation.

    Il est clair qu’il faut avancer en direction de partenariat à concrétiser par des productions, des tables rondes et tout événements ou publications qui assurent une vraie mutualisation de la réflexion en respectant les parties.


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