Rencontre avec Martin Hampton, membre des Amis des Archives Nationales de Malte
Pouvez-vous nous présenter votre organisation ?
Les Amis des Archives Nationales de Malte sont une association créée en 2000, basée sur le volontariat. Le but est d’aider les Archives Nationales dans leur travail, et d’accroître la prise de conscience sur l’importance de la préservation des documents.
Comment s’organise votre action ?
L’aide que nous pouvons apporter aux Archives Nationales prend deux formes :
- Nous organisons des manifestations et mettons nos contacts à profit pour lever des fonds. Cela contribue à financer les projets de conservation, de restauration ou encore de numérisation des archives.
- Nous apportons aussi notre aide de façon très concrète en contribuant à des travaux de classement, de relectures, ou encore cette année en participant à l’organisation de la CITRA.
C’est un mode d’interaction original
Oui, nous n’en étions pas forcément conscients jusqu’à présent. J’ai visité par exemple le site web des Amis des Archives du Royaume-Uni et il est difficile de percevoir la nature de l’implication concrète auprès des archives. Pour ce qui concerne Malte, l’équipe des Archives est petite et il y a beaucoup à faire ! Charles Farrugia peut s’appuyer sur l’association pour certaines actions. Pour la CITRA par exemple, il faut du personnel et en même temps il faut que le service des Archives lui-même reste ouvert, et c’est là que les volontaires de l’association interviennent. J’ai moi-même pris une semaine de vacances de mon travail – qui n’est pas lié aux archives – pour pouvoir être présent.
Qui sont vos membres ?
Le comité de l’association est composé de huit membres sous la présidence de monsieur Max Farrugia, qui est membre du Conseil National des Archives et a joué un rôle important dans la définition de la nouvelle législation sur les archives. C’est un groupe de personnes issues de plusieurs domaines proches, diplômés en archivistique, en histoire, bibliothécaires. Au-delà du comité, les membres eux-mêmes sont peu nombreux, mais nous sommes tous là pour travailler dur pour préserver les documents et la mémoire de Malte.
Comment se passe la CITRA de votre point de vue ?
Eh bien, c’est la première à laquelle j’assiste et je n’ai donc pas de point de comparaison, mais je crois que c’est une excellente occasion pour les archivistes de se rencontrer et d’échanger leurs idées. Pour nous Maltais, il est intéressant de voir que les problèmes que nous pensions spécifiques à notre île sont en fait largement partagés.




